La Petite-Boissière

Le potager de la petite Boissière est un jardin est participatif, c’est-à-dire que chacun des participants a des droits et des obligations. Une parcelle est gérée de manière entièrement collective :
Les jardiniers se rassemblent pour prendre les décisions ensemble et partager les travaux ainsi que les récoltes. L’union fait la force et assure la pérennité du projet.

Des parcelles gérées de manière autonome :
Les jardiniers sont entièrement responsables de leur parcelle pendant une période de deux ans. Ils doivent entretenir leur parcelle selon les règles établies dans le règlement, ils sont invités à collaborer entre jardiniers autonomes afin de garantir un bon suivi des parcelles lors de leur absence.

Des parcelles à destination des institutions ou associations :
Des associations ou des institutions peuvent proposer un projet et venir jardiner au sein de l’association Herbes-Vives et ainsi développer des interactions entre différents projets allant dans la même direction. Des cultures de petits fruits communes où chacun peut récolter et déguster des framboises, fraises et cassis. Les jardiniers se rencontrent sur le terrain chaque semaine lors des rencontres du potager (les mardis et jeudis en alternance) afin de se rencontrer, de jardiner ensemble et de partager un moment de convivialité et un buffet champêtre apporté par les jardiniers.

Des chantiers participatifs sont organisés pour les travaux concernant l’ensemble du jardin. La participation est obligatoire à 2 chantiers au minimum afin de garantir l’aspect participatif du jardin. Nous suivons les principes de l’agroécologie et mettons en place certains outils de la Permaculture lorsqu’ils entrent dans le cadre urbain du projet.

En 2014, un groupe d’habitant du quartier des Eaux-Vives se réunit, sous l’élan de la Maison de Quartier des Eaux-Vives (MQEV), en collectif afin de proposer des idées et pistes pour développer un potager urbain dans le quartier.

Après une tentative de projet de potager urbain sur le toit du théâtre Am-Stram-Gram, le premier potager du collectif Herbes-Vives voit le jour dans la cour de la MQEV. Une vingtaine de bacs CFF sont installés et aménagés pour pouvoir recevoir les premières plantes du collectif. Ce premier potager est imaginé sur un mode de fonctionnement entièrement collectif, les bacs n’étant pas attribué à un jardinier en particulier, dans une démarche holistique, et regroupe une trentaine de jardiniers urbains.

Ce premier potager est un franc succès et les visiteurs se déplacent de loin pour admirer ce premier essai. Cependant l’envie de cultiver en pleine terre se fait rapidement ressentir. Un groupe se réunit pour examiner les possibilités que le quartier des Eaux-Vives a à offrir.

Une piste commence à émerger avec la collaboration de la Maison de Quartier de Chausse-Coq (MQCC) qui met à disposition une partie de son terrain du Clos Belmont. Le collectif Herbes-Vives a enfin accès à la terre et réalise son premier potager urbain en pleine terre. À nouveau une belle réussite qui permet d’emmagasiner un bagage important de connaissances et de pratiques.

Cependant toutes les bonnes choses ont une fin et cette expérience du Clos Belmont arrive à son terme en 2017 lorsque la MQCC se réapproprie le terrain afin de le réaménager et en faire un espace plus adapté à son jeune publique.

Une fois encore, le collectif retrouve un nouveau terrain, à la frontière du quartier de Champel et des Eaux-Vives. Un petit écrin de verdure niché entre la route de Malagnou et la route de Chêne.

La MQEV décide de voir les choses en grand. Trois forums participatifs, ouverts à tous les habitants des Eaux-Vives et de Champel, doivent permettre de définir les grandes lignes de ce nouveau potager. Ce sera donc un potager participatif de 300 m2, partagé entre une grande parcelle gérée de manière collective et des petites parcelles gérées de manière autonome. Le jardin de la Petite-Boissière voit le jour.

À la fin de la première saison, les jardiniers du collectif se regroupent en association afin de renforcer les valeurs et principes portés par ce nouveau potager. La Ville de Genève accorde une extension de terrain afin de répondre à la demande grandissante des habitants de pouvoir avoir accès à la terre et découvrir le plaisir de jardiner et déguster ensemble de bons légumes frais.